L’écovolontariat représente une nouvelle façon d’agir. Développée depuis cinq ans en France, cette nouvelle pratique permet à chacun de découvrir de nouveaux espaces et de participer bénévolement à la protection de l’environnement.

« L’écovolontariat est une forme de voyage écologique et solidaire » explique Cécile Arnal, directrice de Cybelle Planète. « Cela permet de s’investir auprès de chercheurs dans la protection de la biodiversité, des animaux sauvages » poursuit-elle. « Toutes les missions ont pour objectif de sensibiliser la population locale. Elles doivent ainsi avoir des effets à long terme » précise Elisa Glangeaud, directrice adjointe de Projects Abroad France.

Initialement développé dans les pays anglo-saxons il y a 40 ans, l’écovolontariat est apparu en France il y a environ cinq ans. Selon les différents organismes interrogés, de plus en plus de personnes ressentent le besoin d’agir et de prendre part à la protection de la planète. Malgré la crise économique, le public répond présent. « En 2008 et 2009, suite à la crise économique, nous avons ressenti une stagnation » explique Cécile Arnal. « En 2010, nous assistons à une nouvelle progression » se réjouit-elle.

L’objectif de l’écovolontariat  est de découvrir de nouveaux lieux et de participer à des programmes de protection de l’environnement. Chaque participation est payante. « L’argent se repartis selon les coûts qu’engendre les missions. Cela permet de payer l’hébergement des écovolontaires ainsi que les guides » explique Cécile Arnal.

Des missions selon les besoins des pays

Projects Abroad, Cybelle Planète et bien d’autres organismes proposent à chaque citoyen de partir réaliser des missions en tant que bénévole dans des pays étrangers principalement. Ces dernières sont organisées en tenant compte des demandes de chaque pays. « Au Cambodge et en Thaïlande, par exemple, il y a des missions de protection de la mangrove et de son environnement ainsi que la protection des plages » explique Elisa Glangeaud. « En partenariat avec le réseau international Ecovolunteers, nous proposons des missions dans des centres de sauvegarde d’animaux sauvages ainsi que dans des parcs naturels » expose la directrice de Cybelle Planète. Le Bénin, le Brésil, l’Indonésie et la Mongolie font partis des pays où Cybelle Planète développe ses missions. Chacun est convié dans la réalisation d’un voyage responsable et solidaire.

Des volontaires de tous les âges

Les missions proposées par les différents organismes sont à la portée de tous. En effet, la seule contrainte imposée est celle de l’âge. Pour Cybelle Planète, le volontaire doit être majeur. Project Abroad n’accepte pas d’écovolontaire de moins de 16 ans. Aucune qualification particulière pour participer aux projets n’est exigée, il suffit juste d’être motivé. Toutes les tranches d’âge confondues participent et s’engagent. Se retrouvent des lycéens, des étudiants, des jeunes diplômés. « Ils partent soit pendant leurs vacances soit lors de stages conventionnés. Ils cherchent à réaliser une expérience sur le terrain, à s’ouvrir à des métiers. Cela leur permet de découvrir des choses et par la même occasion d’enrichir leur CV » explique Elisa Glangeaud. « Les personnes sans emploi, en activité et des personnes à la retraite sont adeptes de nos missions car elles font un voyage utile et différent du quotidien » poursuit-elle. La directrice de Cybelle Planète déclare que « la grande majorité de [son] public sont les 25-45 ans et surtout des femmes ».

L’écovolontariat est une activité de plus en plus pratiquée. En 2009, 700 volontaires se sont inscrits aux missions de Projects Abroad. « Nous assistons à un réel engouement » affirme Elise Glangeaud. « Suite à la crise économique, nous avons ressenti une stagnation mais nous voyons que de nombreuses personnes se sentent impliquer dans la protection de la faune et de la flore » conclut Cécile Arnal.

Article paru dans développement durable le journal

 

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