Depuis bientôt un an, Karine Vanderchruche a ouvert un cabinet à Caen où elle exerce en tant que psycho-socio-esthéticienne. Très peu connu, ce métier aide les personnes à prendre soin d’elles grâce  à l’esthétisme.

Psycho-socio-esthéticienne est un terme qui peut faire sourire. Il s’agit pourtant d’un réel métier « reconnu par la fiche métier de la fonction hospitalière » précise Karine Vanderchruche. En travaillant sur l’esthétique et le corps, cette jeune femme aide les personnes en situation de handicap, de mal-être corporel ou psycholoique ou encore fragilisées par la maladie. Esthéticienne de formation, elle poursuit durant treize mois une formation de psycho-socio-esthéticienne dans la région parisienne. Elle alterne les cours théoriques dispensés par des médecins, des infirmières ou encore des psychologues avec quatre stages. « J’ai pu ainsi travailler auprès d’anciens SDF, des adolescentes ou encore de jeunes adultes autistes. Il y a de grands moments d’écoute et de travail. Par exemple, les adultes autistes n’avaient pas conscience de leurs schéma corporel. Avec l’aide de massage, dans l’eau notamment, ils ont pu redécouvrir leurs corps » explique Karine. « Avec la société dans laquelle nous vivons, nous sommes tous confrontés à des blocages. A un moment donné nous avons des problèmes avec notre corps et notre image. A travers ce métier, je souhaite aider les gens, leur redonner l’estime de soi » explique-t-elle.

Grâce à des conseils, des gestes et une écoute, les patients arrivent à se redécouvrir. « Le traitement pas chimiothérapie engendre des effets secondaires assez importants. Mon rôle est, par exemple, d’aider la femme a retrouver sa féminité. avec le maquillage correcteur, je lui apprends à redessiner ces sourcils. L’objectif est de lui redonner l’envie de s’occuper d’elle » déclare la jeune femme.

Important de travailler en groupe

Dans son cabinet au centre de Caen, Karine a mis en place quatre ateliers. Chacun d’entre eux permet soit de renouer avec sa féminité, avec son corps, d’assurer un moment de détente ou encore permettre de prendre conscience de son corps et de son apparence. « Au total près de 8 personnes assistent à un atelier. Cela permet de créer un moment de convivialité et d’échange » assure la praticienne.

« Grâce à ce métier, je me sens utile. Lorsque les personnes arrivent dans le cabinet, elles attendent qu’on les libère d’un poids. A la fin de la séance, lorsqu’elles vous sourient ou vous remercient chaleureusement, on ressent notre utilité » conclut la jeune femme.

Article paru dans Liberté, Le Bonhomme libre, 27 septembre 2012.

Publicités